Depuis plusieurs années, les agents de la Direction des relations aux usagers (DRU) signalent le harcèlement de la part de la Direction. Malgré ces signalements, il a fallu plusieurs plaintes déposées en commissariat, une enquête administrative confirmant la sévérité des faits, une enquête RPS du médecin du travail et des appels répétés de la CGT et de l’intersyndicale pour mettre à pied un des auteurs de cette situation.
Sous la pression des organisations syndicales et à l’approche des dernières élections municipales, l’exécutif municipal d’alors a fini par prendre ses responsabilités. Cette décision demeure plus amère que douce pour les agents de la DRU qui se sentent trahis par leur employeur et dont plusieurs souffrent de conséquences psychologiques irréversibles. Si la mise à pied est une victoire, elle est loin d’être une justice pour une direction en difficulté énorme et un manque chronique de moyens humains et matériels. Et pourtant, c’est cette direction qui accueille les Albertivillariens et Albertivillariennes dans leurs démarches quotidiennes telles que les mariages et la délivrance de leurs passeports, les naissances et les décès.
Ainsi, les années d’inaction de la municipalité face à nos signalements crédibles et désormais confirmés se traduisent par une dégradation du service public envers la population, que nous, les agents de la Ville, ne pouvons que regretter et dénoncer. La CGT reste mobilisée aux côtés des agents victimes de cette situation et nous n’allons pas baisser les bras face à cette injustice et cette culture toxique.
CGT Territoriaux d'Aubervilliers
Paru dans BLIS n° 1, avril 2026 Lire le numéro en PDF