Le début d’année a été combatif au lycée Le Corbusier. Depuis plusieurs mois les problèmes s’accumulaient et la contestation s’organisait. Premier motif de mécontentement : la désorganisation du lycée. Malheureusement assez habituelle dans les établissements scolaires du 93 du fait du manque de moyens et de personnels formés, elle a dégradé peu à peu les conditions de travail des personnels et d’étude des élèves.
L’absence d’infirmière scolaire dans l’établissement depuis le 1er septembre pose quant à elle de sérieux problèmes de sécurité en cas d’accident, mais aussi de suivi médical pour les élèves qui, parmi les 1 400 élèves de l’établissement, sont en situation de handicap ou ont des troubles ou des maladies chroniques. Enfin le non-remplacement de plusieurs professeur·es en arrêt maladie, parfois pendant plusieurs mois et pour des classes passant le baccalauréat en juin, porte atteinte au droit à l’éducation de plusieurs dizaines d’élèves du lycée, génère un stress important pour eux, et les met en difficulté pour la sélection dans les formations post-bac et leur poursuite d’études. Ces problèmes ont poussé les personnels à faire grève et à bloquer le lycée.
Tous ces motifs ont poussé les personnels à faire grève début janvier, deux jours avant un blocage du lycée organisé par le syndicat des lycéen·nes. Les effets de cette mobilisation ont été immédiats ! Dès le lendemain du blocage des lycéens, le rectorat affectait une enseignante pour remplacer une collègue en arrêt maladie depuis octobre. Quatre jours après, la direction du lycée acceptait d’organiser, comme le demandaient les personnels, des réunions sur le temps de travail pour mettre à plat les problèmes d’organisation et de management. Aujourd’hui, des problèmes subsistent, mais tous les personnels en arrêt ont été remplacés et l’organisation du travail s’améliore. Bravo aux personnels, et surtout aux élèves du Corbusier, pour leur efficacité !
Section CGT du lycée Le Corbusier
Paru dans BLIS n° 1, avril 2026 Lire le numéro en PDF