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Mardi 6 octobre, grève et mobilisation aux côtés des lycéen·nes d'AubervilliersLire l'appel

BLIS n° 2, rentrée 2026 · Éducation nationale

Fermetures de classe : quand la baisse démographique a bon dos

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Dans un contexte budgétaire tendu, le ministre de l’Éducation nationale fait figure de bon élève : une baisse démographique bienvenue lui permet de diminuer le nombre de postes d’enseignant·es, soi-disant sans augmenter le nombre d’élèves par classe.

En Seine-Saint-Denis, et en particulier à Aubervilliers, un nombre important de fermetures de classe a été décidé en avril (275 sur le département et 16 sur la ville), alors même que le nombre d’enfants à scolariser ne baisse pas. On constate plutôt une augmentation du nombre d’élèves par classe, certaines atteignant les seuils maximums en éducation prioritaire ; et comme les remplaçant·es manquent à tous les niveaux jusqu’au lycée, les classes déjà pleines sont constamment surchargées.

Parents et syndicats se sont mobilisés contre cette dégradation de l’école publique, dans un département où l’État investit en moyenne 30 % de moins par élève. Plus d’une dizaine d’occupations de directions d’école, des manifestations locales et départementales, une nuit des écoles et les articles de presse « ont agacé » le rectorat, qui a fini par recevoir une délégation d’Aubervilliers.

La mobilisation a permis de limiter la casse : quatre classes ont été ouvertes ou maintenues sur la ville, alors que les mesures de juin proposaient 80 fermetures supplémentaires sur le département. Pour stopper l’économie forcée sur le dos des élèves de Seine-Saint-Denis, la lutte continue… en septembre.

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